Taxis : C'est la faute à la préfecture selon M. DELANOË !

Publié le par L'équipe de rédaction

A un an des élections municipales, Bertrand Delanoë a émis lundi au Conseil de Paris le souhait que la gestion des taxis parisiens relève en 2007 de la Mairie et non plus de la préfecture de police. Sous-entendu, si les Parisiens et les touristes rencontrent actuellement des difficultés pour trouver un taxi, c'est la faute de la préfecture. Le maire estime notamment qu'elle ne délivre pas assez de nouvelles licences. Paris compte aujourd'hui 15 600 taxis, soit 600 de plus qu'en 2002. Mais il en manque encore 2 000 à Paris, estime Jean-Bernard Bros (PRG), son adjoint chargé du Tourisme. A ses yeux, le transfert de compétences permettrait donc de mieux satisfaire la demande.

De son côté, l'opposition dénonce une demande purement « électoraliste ». Philippe Goujon, du groupe UMP au Conseil de Paris, estime même qu'il serait plus « cohérent » que les taxis soient placés sous la tutelle du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), étant donné qu'ils chargent aussi bien des clients dans Paris intra-muros que dans soixante-dix-neuf communes de la banlieue.

En réalité, le problème semble se situer davantage au niveau de l'organisation du système des taxis. Selon Bertrand Casagrande, de la Chambre syndicale des artisans du taxi parisiens, « un chauffeur réalise aujourd'hui quinze courses en moyenne par jour, contre vingt-cinq il y a quelques années ». Non pas parce que les taxis sont trop peu nombreux dans la capitale, mais à cause des embouteillages quotidiens, notamment entre l'aéroport de Roissy et la capitale. Le syndicat pointe aussi du doigt le nombre insuffisant de stations de taxis, qui relève justement de la responsabilité de la Mairie. En somme, compétente ou non en la matière, la municipalité disposerait déjà de leviers pour améliorer la qualité de l'offre dans Paris.

Laure de Charette (20 minutes)

NDLR : 3 idées simples ....

- Les taxis devraient tous être d'une même couleur,

- Le prix de la licence devrait être accessible au plus grand nombre, donc très modeste, il ne devrait pas y avoir de numerus clausus comme pour les professions protégées (Notaires, Pharmaciens ...), limiter le nombre de taxis n'a pas de sens !

- Il faut enfin recréer des stations dans les quartiers non touristiques, de nombreuses stations ont été supprimées depuis 2001.

Publié dans En Taxi

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pascal 15/12/2006 12:14

il ne devrait pas y avoir de numerus clausus pour les taxis : TOUT A FAIT D'ACCORD, tout comme IL NE DEVRAIT PAS Y EN AVOIR pour les notaires et les pharmaciens.
Si le notariat garde tous ses privilèges  ( notamment la clause qu'a fait signer la france dans le cadre des conventions européenes) il reste une profession très lucrative. trop , au dépens des usagers, et donc de l'économie du pays.
Pour la pharmacie, le numerus clausus est arrivé à son paroxysme : un commerce de pharmacie coute désormais trop cher pour pouvoir garantir une rentabilité à de nouveaux arrivants, au bénéfice des anciennes pahrmacies..
Protégeons, réglementons, limitons....  et le système implose..
Pour les taxis, heureusemnt que Mr Baupin consomme du service ( 600€ de frais mensuel selon le magazine challenge) Pour le chantre de l'antivoiture parisien,  belle baffe !!