La mairie de Paris veut financer le PdP en taxant les camions qui circulent en Ile de France !

Publié le par L'équipe de rédaction

La première des deux journées de séance du Conseil de Paris, avant-hier, a été essentiellement consacrée à la politique des transports de la capitale et s'est terminée par l'adoption du Plan de déplacements de Paris (PDP). Ce document, qui fixe les orientations de l'exécutif parisien en matière de transports jusqu'à l'horizon 2020, doit encore recevoir l'aval de l'Etat avant enquête publique et retour au Conseil de Paris en 2008. Ambitieux, il vise, pour préserver l'environnement, une baisse du trafic automobile dans Paris de 22 % d'ici à 2020, tant en compliquant l'usage de la voiture qu'en développant les transports en commun.

Trouver des financements

L'opposition UMP a soulevé hier la question de leur financement et accusé l'exécutif parisien de préparer un plan sans s'occuper de ses conséquences sur les communes voisines. Mais le maire socialiste, Bertrand Delanoë, a rappelé que le budget 2007 de Paris consacrait plus de 300 millions d'euros aux transports d'Ile-de-France. Pour son adjoint (Verts) aux transports, Denis Baupin, il sera difficile de trouver les ressources nécessaires avec les moyens habituels. « La contribution des collectivités dans le cadre du STIF a été augmentée de 40 %, le versement transport payé par les entreprises est au maximum et nous avons décidé de limiter la hausse de la part de l'usager au niveau de l'inflation. »

Instruments de contrôle

Denis Baupin évoque la solution défendue par le Groupement des autorités responsables de transport (GART) d'affecter une partie du produit de la TIPP aux transports en commun. Mais, pour l'élu des Verts, faire payer les camions ne serait que justice. « Le système actuel est aberrant, il incite les camions à venir sur le réseau d'autoroutes gratuites d'Ile-de-France plutôt que d'emprunter d'autres axes qui sont payants. » L'idée évoquée à la fin de l'année dernière par la Direction régionale de l'équipement d'Ile- de-France (DREIF) fait donc son chemin. Reste à mettre en place les instruments techniques de contrôle mais, là encore, la DREIF estime que ce serait assez simple.

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