Le marché des vélos parisiens en libre-service devant le conseil d'Etat !

Publié le par L'équipe de rédaction

Le groupe américain conteste toujours l'attribution, par la mairie de Paris, du contrat d'affichage et de vélos en libre-service à son concurrent JCDecaux. Le Conseil d'Etat a soixante jours pour se prononcer.

Clear Channel ne s'avoue pas vaincu. Alors que le juge des référés du tribunal administratif de Paris a confirmé, vendredi dernier, l'attribution au français JCDecaux du contrat d'affichage et de vélos en libre-service à Paris, le groupe américain d'affichage et de mobilier urbain a saisi hier le Conseil d'Etat d'un pourvoi en cassation contre cette décision. Clear Channel « continue de s'interroger à la fois sur les conditions d'attribution du marché vélos en libre-service et mobilier urbain d'information et sur la faisabilité de la mise en place de 1.000 stations vélos à l'été », indique le groupe.

Ce recours n'est pas suspensif et la mairie peut donc, sans attendre la décision du Conseil d'Etat, signer le contrat avec JCDecaux, ce qu'elle devrait faire « incessamment », a déclaré hier à l'AFP une source proche du maire, Bertrand Delanoë. Le groupe américain plaide, lui, pour un report de cette signature et dit espérer que « la mairie de Paris laissera au Conseil d'Etat la possibilité d'examiner les conditions d'attribution de ce marché ». Le Conseil d'Etat a théoriquement soixante jours pour se prononcer, mais il pourrait le faire très vite, vu l'imminence de la mise en place du plan vélos à Paris. Le calendrier prévoit en effet l'installation de 14.100 vélos répartis sur 1.000 stations dès la mi-juillet.

Choisie le 29 janvier par la commission d'appel d'offres de la Ville de Paris, la société Somupi, filiale à 66 % de JCDecaux et à 34 % de Publicis, a obtenu la gestion des 1.628 panneaux publicitaires de la municipalité pendant dix ans moyennant le versement de 15 millions d'euros et la mise à disposition de 20.600 vélos dans 1.451 stations d'ici à la fin 2007. En novembre dernier, JCDecaux, détenteur du contrat de gestion des panneaux depuis 1976, avait obtenu en justice l'annulation d'un premier appel d'offres par le tribunal administratif, sur une erreur de formulation. Et ce alors qu'il était, selon des sources proches du dossier, sur le point d'être battu par Clear Channel.

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