Les recettes progressent moins vite que les dépenses de fonctionnement malgré la forte hausse des taxes liées aux transactions immobilières (808 M€ en 2005 contre environ 350 M€ à la fin des années 90).
Des dépenses de fonctionnement aujourd'hui difficilement compressibles car :
- les dépenses liées à l'action sociale pour 1 700 M€ ont progressé d'environ 850 M€ entre 2001 et 2006 (dont 100 M€ au titre de l'APA et 50 M€ au titre du RMI)
- Les charges de personnel représentent le tiers du budget parisien (1 700 M€)
- Les services urbains (traitement des déchets, Police, service d'incendie ...) pour également 1 700 M€.
La forte hausse des investissements s'inscrit dans le plan 2004-2007 portant sur 4.7 milliards d'€. On retrouve dans ce poste les projets de "rénovation urbaine", les crêches, l'acquisition d'immeubles, les écoles, le tramway pour 155 M€ et la couverture partielle du périphérique pour 185 M€.
Conséquence de ces investissements, la dette prévisionnelle passe de 1 089 M€ à 2 096 M€ soit + 92 % entre 2001 et 2006 soit aujourd'hui 1 000 € par habitant.
Au delà du niveau d'endettement, le principal risque est aujourd'hui un retournement rapide du marché immobilier, car les taxes perçues sur les transactions immobilières pourraient chuter de 400 M€, dans ce cas, les finances de la Ville deviendraient déficitaires et ne permettraient plus de rembourser l'endettement contracté. Ce phénomène va s'accompagner d'une dévalorisation du parc immobilier acquis au plus haut du marché et donc accélérer la fragilisation des finances de la Ville. La revente de ce parc, n'aura comme conséquence qu'une accélération de la crise et une aggravation de la situation financière d e la Ville.
Le Maire sera alors contraint d'augmenter fortement les impôts au delà de l'inflation. Les analystes estiment que le potentiel de hausse est supérieur à 100 % ...
La Droite parisienne représentée par Françoise de PANAFIEU, dénonce dèjà diverses hausses d'impôts intervenues depuis 2001 notamment pour les droits de voirie, les taxes sur les terrasses et les taxes de séjour dans les hôtels.
Les Verts se disent quant à eux ouvertement favorable à une hausse de la taxe foncière, "à un taux qui reste à définir", précise René DUTREY, leur chef de file au Conseil de Paris.
| en millions d'euros |
Budget 2006 |
Réalisé 2005 |
Réalisé 2001 |
Progression budget 2006 vs 2001 |
Progression 2005 vs 2001 |
| Recettes | 5.492 | 5.583 | 4.532 |
21,18% |
23,19% |
| dont taxes sur mutation immo. | 808 | ||||
| Dépenses de fonctionnement | 5.104 | 5.067 | 3.910 |
30,54% |
29,59% |
| Excédent courant | 388 | 516 | 622 |
-37,62% |
-17,04% |
| Recettes liées aux investissements | 441 | 300 | 225 |
96,00% |
33,33% |
| Investissements | 1.609 | 1.123 | 569 |
182,78% |
97,36% |
| Trésorerie nette | - 780 | - 307 | 278 | ||
| Remboursement de la dette | 153 | 168 | 306 | ||
| Nouveaux emprunts | 935 | 607 | - | ||
| Solde final | 2 | 132 |
- 28 |
||
| Endettement cumulé | 2.096 | 1.548 | 1.089 |
92,47% |
42,15% |
Sources pour les données chiffrées : Standard & Poors