Mercredi 14 février 2007

La première des deux journées de séance du Conseil de Paris, avant-hier, a été essentiellement consacrée à la politique des transports de la capitale et s'est terminée par l'adoption du Plan de déplacements de Paris (PDP). Ce document, qui fixe les orientations de l'exécutif parisien en matière de transports jusqu'à l'horizon 2020, doit encore recevoir l'aval de l'Etat avant enquête publique et retour au Conseil de Paris en 2008. Ambitieux, il vise, pour préserver l'environnement, une baisse du trafic automobile dans Paris de 22 % d'ici à 2020, tant en compliquant l'usage de la voiture qu'en développant les transports en commun.

Trouver des financements

L'opposition UMP a soulevé hier la question de leur financement et accusé l'exécutif parisien de préparer un plan sans s'occuper de ses conséquences sur les communes voisines. Mais le maire socialiste, Bertrand Delanoë, a rappelé que le budget 2007 de Paris consacrait plus de 300 millions d'euros aux transports d'Ile-de-France. Pour son adjoint (Verts) aux transports, Denis Baupin, il sera difficile de trouver les ressources nécessaires avec les moyens habituels. « La contribution des collectivités dans le cadre du STIF a été augmentée de 40 %, le versement transport payé par les entreprises est au maximum et nous avons décidé de limiter la hausse de la part de l'usager au niveau de l'inflation. »

Instruments de contrôle

Denis Baupin évoque la solution défendue par le Groupement des autorités responsables de transport (GART) d'affecter une partie du produit de la TIPP aux transports en commun. Mais, pour l'élu des Verts, faire payer les camions ne serait que justice. « Le système actuel est aberrant, il incite les camions à venir sur le réseau d'autoroutes gratuites d'Ile-de-France plutôt que d'emprunter d'autres axes qui sont payants. » L'idée évoquée à la fin de l'année dernière par la Direction régionale de l'équipement d'Ile- de-France (DREIF) fait donc son chemin. Reste à mettre en place les instruments techniques de contrôle mais, là encore, la DREIF estime que ce serait assez simple.

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Vendredi 2 février 2007

AMENAGEMENT - Après un marathon de négociations de cinq mois, Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France, et Bertrand Landrieu, préfet de région, viennent de se mettre d'accord sur le futur contrat de projet Etat-région (CPER) 2007-2013. Une délibération sera soumise les 14 et 15 février prochains pour un vote définitif. La dotation de l'Etat pour ce contrat, qui servira à financer les grands projets pour l'Ile-de-France, atteint un peu plus de 2 milliards d'euros, en hausse de 17 % par rapport à sa première proposition. La part de la région se chiffre à 3,4 milliards d'euros. Les transports arrivent en tête avec 2,9 milliards de crédits. La part de l'Etat pour ce secteur est de 802 millions d'euros, contre 685 millions proposés en juillet dernier. « Insuffisant » pour les Verts. Le conseiller Alain Amedro déplore que l'on n'ait débloqué que des crédits d'étude pour le prolongement de la ligne 11. D'autres études, sur l'amélioration de la ligne 13 et sur le prolongement du RER E vers l'ouest, figurent au contrat. Des schémas d'amélioration pour les RER B,C et D sont aussi inscrits. Rien pour le A ni le prolongement de la ligne 1. Ce qui a provoqué hier la colère du maire de Vincennes (94).

M. Bosredon (20 minutes)

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Mercredi 6 décembre 2006

Le budget 2007 de Paris sera « tonique et maîtrisé », selon Christian Sautter, l'adjoint socialiste aux finances, qui a présenté hier les grandes lignes du projet débattu la semaine prochaine. L'enveloppe s'élève à 6,7 milliards d'euros, dont 1,4 milliard pour les investissements qui sont en baisse de 8,9 %, ce qui permet de limiter le recours à l'emprunt à 671 millions d'euros, soit un endettement de 1,54 milliard. Une nouvelle fois, les dépenses sociales (APA, RMI) seront au coeur des priorités, avec une hausse de 7,2 % (2,1 milliards), ce qui place la capitale « en tête des grandes villes françaises pour les dépenses sociales par habitant » selon son responsable. Pour la première fois depuis le début de la mandature, Paris a enregistré sur neuf mois une baisse du nombre de RMIstes (moins 1.200) et l'adjoint du maire y voit les résultats de la politique en faveur de leur réinsertion qui a permis cette année le retour à l'emploi de 5.500 allocataires, avec un objectif de 7.500 en 2007.

Taux de fiscalité stables

En matière de transport, la municipalité met le pied sur l'accélérateur : sa subvention au Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF) va augmenter de 40 % (312 millions), dont les trois quarts seront consacrés à la petite et grande couronne. En plus du fonctionnement du tramway mis en circulation le 16 décembre, les crédits pour la capitale seront consacrés à une hausse de l'offre de bus, et à la mise en place du ticket H, valable 1 heure 30, mais dont la mise en oeuvre s'avère compliquée, car il ne sera utilisable dans un premier temps que pour changer de bus ou aller d'un bus au tramway. Le logement social figure aussi parmi les principaux postes (445 millions, +10,7 %), avec la volonté d'en réaliser 4.000 en 2007. Enfin, 12 crèches vont ouvrir l'an prochain, ce qui portera à 5.200 le nombre de places créées depuis 2001.

Côté financement, l'équipe de Bertrand Delanoë peut une nouvelle fois compter sur les droits de mutation, assis sur la dynamique du marché immobilier. Le budget se fonde sur une hypothèse prudente de 750 millions alors que 850 millions devraient entrer dans les caisses cette année. Cela permet au maire de conserver des taux de fiscalité stables, avant sans doute une hausse sous la prochaine mandature. Le produit de la taxe professionnelle a progressé de 1,3 % grâce notamment à l'implantation de 115.000 entreprises. Au titre des recettes complémentaires, la hausse des redevances se poursuit, passant de 1 à 7,5 millions pour les hippodromes et de 5 à 8,5 millions pour la tour Eiffel. Alors que les dotations de l'Etat restent stables (+ 0,2 %), la Ville réclame toujours « un dû » de 250 millions, notamment au titre de la compensation du RMI. Les dépenses de personnel vont progresser de 2,8 %, afin de faire fonctionner les nouveaux équipements. Les autres services devront faire face à des redéploiements de postes.

DOMINIQUE CHAPUIS (Les Echos)
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Samedi 18 novembre 2006

Selon une étude de l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur), qui se base sur l'évolution de la population et des emplois dans les quinze années à venir, la circulation dans l'agglomération parisienne est menacée d'asphyxie à l'horizon 2020. Les experts tablent sur une hausse de 1 million des trajets quotidiens dans la petite couronne, en plus des 12 millions enregistrés aujourd'hui. Les déplacements de banlieue à banlieue vont connaître la plus forte progression, avec un bond de 15 % (+ 850.000), tandis que les trajets de Paris vers la banlieue, où les entreprises se délocalisent, devraient augmenter de 5 % (+ 196.000). En revanche, la capitale devrait continuer de voir sa circulation se réduire, avec une baisse prévue de 3 % en 2020 (- 2.634).

Déjà, aujourd'hui, le réseau routier en petite couronne est « largement congestionné » aux heures de pointe, et l'A86 tout comme l'A104 « sont incapables d'absorber la demande de déplacements les concernant », note l'étude. Résultat : nombre d'automobilistes préfèrent passer par le centre de Paris pour aller du nord au sud de la région, plutôt que de rester bloqués dans un embouteillage. Le réseau de transports en commun parisien, saturé aux heures de pointe, se caractérise par une rupture de l'offre dès qu'on sort de la ville : « Moins de 50 % des habitants de la petite couronne sont desservis par un réseau lourd. » Les réseaux de bus intra-muros sont totalement déconnectés de ceux de la banlieue. Il faudra donc que les objectifs de réduction de la circulation à l'échelle de la petite couronne s'accompagnent d'une offre supplémentaire de transports en commun. Pour financer les projets, l'Apur estime qu'il faudra retrouver un investissement comparable à celui consenti lors de la construction des RER il y a quarante ans, soit environ 400 euros par habitant, contre 100 euros aujourd'hui.

D. CH. (Les Echos)
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Jeudi 16 novembre 2006

 

Le maire de Paris s'était engagé à informer les Parisiens sur les travaux en cours, leur nature, la durée, la liste des entreprises et surtout le coût. Aussi, sur tous les chantiers des panneaux sont apparus. Mais il ne suffit pas d'en installer pour informer les Parisiens. Le maire a de nouveau confondu communication et information et il faudra attendre pour obtenir des informations précises sur le coût de ces travaux. Dommage !

 

Rénovation des trottoirs Avenue de Choisy, entre la rue Nicolas Fortin et la Place d'Italie.

Peu d'info sur le panneau ad hoc ! Mais la communication habituelle ...avec le slogan "Respirez c'est capital". Mais quel est le lien entre la rénovation d'un trottoir et l'espoir de mieux respirer à Paris ? rien, car ce n'est que du bla bla ... Ne dit-on pas que les promesses n'engagent que ceux qui y croient ?

 

par L'équipe de rédaction publié dans : Financement des infrastructures
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Dimanche 12 novembre 2006

Le Centre d’analyse stratégique révèle dans sa note du 30 octobre dernier que les Parisiens ont consacré en 2005 3.2% de leur budget à l’achat de titres de transport contre 0.8 % en moyenne pour les Français. Ce chiffre progresse sensiblement depuis 1989 (+0.4%), et il est à rapprocher de la part du budget consacré aux postes « Véhicules », « Carburants » et « Accessoires et entretiens » atteignant 10.3 % en moyenne en France contre seulement 4.5% à Paris.

 

Certes, les Parisiens consacrent seulement 7.7% de leur budget à « leurs déplacements », alors que la moyenne française se situe à 11.1%, mais cette différence s’explique surtout par un taux de possession de la voiture particulière plus faible dans les foyers de la capitale.

 

Les Parisiens utilisent donc davantage les transports en communs qui sont moins onéreux à service rendu équivalent, que les voitures particulières. Il serait injuste de leur faire payer des transports en commun pour le prix de voitures particulières.

 

L’étude rappelle également qu’un Parisien consacre 20.2 % de ses revenus en 2005 pour son loyer contre 9.6% en moyenne en France ! 

 

Enfin, depuis 25 ans il s’avère que la hausse des prix a été, pour les Parisiens, supérieure de 7 points à celle mesurée pour l’ensemble des ménages.

Le budget des Parisiens est singulier dans sa structure et offre peu de place à des hausses d'impôts.

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Mercredi 1 novembre 2006

 

De nombreux spécialistes estiment que 20 % des 1 787 monuments historiques classés de Paris sont menacés, soit plus de 350 bâtiments. Où sont les crédits ?

Réponse : dans les couloirs de bus !

Le Kiosque du Parc Montsouris (Paris 14e) menace de s'effondrer : 

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Samedi 28 octobre 2006

 

Les recettes progressent moins vite que les dépenses de fonctionnement malgré la forte hausse des taxes liées aux transactions immobilières (808 M€ en 2005 contre environ 350 M€ à la fin des années 90).

Des dépenses de fonctionnement aujourd'hui difficilement  compressibles car :

- les dépenses liées à l'action sociale pour 1 700 M€ ont progressé d'environ 850 M€ entre 2001 et 2006 (dont 100 M€ au titre de l'APA et 50 M€ au titre du RMI)

- Les charges de personnel représentent le tiers du budget parisien (1 700 M€)

- Les services urbains (traitement des déchets, Police, service d'incendie ...)  pour également 1 700 M€.

La forte hausse des investissements s'inscrit dans le plan 2004-2007 portant sur 4.7 milliards d'€. On retrouve dans ce poste les projets de "rénovation urbaine", les crêches, l'acquisition d'immeubles, les écoles, le tramway pour 155 M€ et la couverture partielle du périphérique pour 185 M€.

Conséquence de ces investissements, la dette prévisionnelle passe de 1 089 M€ à 2 096 M€ soit + 92 % entre 2001 et 2006 soit aujourd'hui 1 000 € par habitant.

Au delà du niveau d'endettement, le principal risque est aujourd'hui un retournement rapide du marché immobilier, car les taxes perçues sur les transactions immobilières pourraient chuter de 400 M€, dans ce cas, les finances de la Ville deviendraient déficitaires et ne permettraient plus de rembourser l'endettement contracté. Ce phénomène va s'accompagner d'une dévalorisation du parc immobilier acquis au plus haut du marché et donc accélérer la fragilisation des finances de la Ville. La revente de ce parc, n'aura comme conséquence qu'une accélération de la crise et une aggravation de la situation financière d e la Ville.

Le Maire sera alors contraint d'augmenter fortement les impôts au delà de l'inflation. Les analystes estiment que le potentiel de hausse est supérieur à 100 % ...

 

La Droite parisienne représentée par Françoise de PANAFIEU,  dénonce dèjà diverses hausses d'impôts intervenues depuis 2001 notamment pour les droits de voirie, les taxes sur les terrasses et les taxes de séjour dans les hôtels.

Les Verts se disent quant à eux ouvertement favorable à une hausse de la taxe foncière, "à un taux qui reste à définir", précise René DUTREY, leur chef de file au Conseil de Paris.

en  millions d'euros

Budget 2006

Réalisé 2005

Réalisé 2001

Progression budget 2006 vs 2001

Progression 2005 vs 2001

Recettes              5.492                5.583                4.532  

21,18%

23,19%

dont taxes sur mutation immo.                   808        
Dépenses de fonctionnement              5.104                5.067                3.910  

30,54%

29,59%

Excédent courant                  388                   516                   622  

-37,62%

-17,04%

Recettes liées aux investissements                 441                   300                   225  

96,00%

33,33%

Investissements              1.609                1.123                   569  

182,78%

97,36%

Trésorerie nette -               780   -               307                   278      
Remboursement de la dette                 153                   168                   306      
Nouveaux emprunts                 935                   607                     -        
Solde final                    2                   132  

-  28  

   
Endettement cumulé              2.096                1.548                1.089  

92,47%

42,15%

 

Sources pour les données chiffrées : Standard & Poors

 

par Heco publié dans : Financement des infrastructures
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  • : Parce que la politique des déplacements est aussi l'affaire des citoyens, ce blog est là pour vous donner la parole et apporter des solutions innovantes et non idéologiques sur les déplacements et la circulation dans le 13e et le 14e arr. à PARIS.
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Citations ...

Yves CONTASSOT "Nous allons faire vivre l'enfer aux automobilistes"

René DUTREY - Prdt du groupe Les Verts au conseil de Paris, 1 er adjoint au maire du 14e - " Bertrand DELANOE est décidément le plus écolo des socialistes"

Jérôme COUMET - 1 er adjoint au maire du 13e - "En aucune façon la Mairie du 13e n'est favorable à la réduction du nombre de places (de stationnement) ! "

Serge BLISKO - Député et maire du 13ème - A propos de la Rue de la Santé : "Nous avons fait une bêtise"

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