Lundi 29 janvier 2007

« Ce n'est pas la catastrophe, mais il faut absolument améliorer les choses. » Henriette Zoughebi, présidente du comité régional du tourisme (CRT) Paris Ile-de-France, présentait samedi une étude de qualité menée auprès de trois cents taxis franciliens. Et son bilan est mitigé. Sourire trop rare, faible niveau d'anglais, temps d'attente trop long aux heures de pointe... Les chauffeurs ont des progrès à faire, selon les « visiteurs mystères » qui les ont évalués.

« L'accueil, c'est-à-dire la base, comme le bonjour, la prise en charge des bagages, le fait de ne pas engager la conversation si le client ne le désire pas, est respecté dans neuf cas sur dix. Mais le sourire manque souvent, le chauffeur téléphone en roulant, et il ne peut pas répondre en anglais correctement dans plus de 50 % des cas », constate Henriette Zoughebi. Une brochure bilingue devrait être bientôt mise à la disposition des clients à bord des voitures pour remédier à ces lacunes, mais « ce ne sera pas suffisant » pour le CRT, qui envisage de proposer des formations aux chauffeurs volontaires.

Les enquêteurs ont également remarqué que la qualité de l'accueil est différente selon le type de course demandée. Pour Roissy-Paris, aucun problème. « Ça se passe dans de bonnes conditions, le chauffeur est content car c'est une course importante, à 45 euros ». Idem pour les courses dans Paris intra-muros, où le chauffeur retrouvera facilement un client. Mais les choses se corsent pour aller de Roissy à Villepinte (Seine-Saint-Denis), ou de Paris en petite couronne. « Il y a une baisse notable de l'amabilité du chauffeur, qui empoche peu et risque de rentrer à vide », rapporte le CRT, qui souhaite « une égalité de traitement quel que soit le trajet ». Le comité a également remarqué que la qualité de service dans Paris intra-muros s'était quelque peu dégradée depuis l'étude qu'il avait menée il y a un an.

Dernier point noir : la plupart des taxis n'acceptent que le cash, et ils ne l'indiquent jamais dans l'habitacle. Les chèques sont refusés dans six voitures sur dix, et moins d'une voiture sur dix précise si elle accepte le paiement par carte bancaire.

Magali Gruet (20 minutes)

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Vendredi 26 janvier 2007

Toutes les trente secondes, une personne entre dans un taxi à Paris. Pourtant, le Gescop, un des plus importants groupements d'intérêts économiques français de taxis, indique que seules 30 % des demandes seraient satisfaites aux heures de pointe dans Paris intra-muros. Une problématique qui sera abordée ce week-end, à l'occasion du 8e Salon des taxis. Ce dernier, qui se tient Porte de Versailles demain et après-demain, devrait réunir 5 000 professionnels.

La circulation des taxis dans la capitale se serait améliorée depuis 2001. Mais elle reste difficile. Londres, elle, a réglé le problème. D'abord en « légalisant une flotte, au départ illégale, de Mini Cooper conduites par les Pakistanais et les Indiens », raconte Marc Szperling, commissaire du salon. Ensuite, en instituant le péage urbain. « Aujourd'hui, on peut aller d'un bout à l'autre de Londres, soit 27 km, en un quart d'heure », souligne le commissaire du salon.

Question tarifs, Paris se classe dans la moyenne des grandes villes, avec une moyenne de 0,61 euros par km parcouru. Elle se trouve derrière Lisbonne (0,30 euros ), New York (0,32 euros ) et Athènes (0,35 euros ). Mais devant Madrid (0,67 euros ) et Bruxelles (1 euros ). Londres est dixième, avec 2,10 euros .

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Jeudi 28 décembre 2006

Pour devenir taxi à Paris, il y a du monde à la portière. Et le coût de la licence s'en ressent, malgré une légère baisse au dernier trimestre. Alors qu'elle s'achetait aux alentours de 130 000 e au mois de janvier 2006, la licence atteint aujourd'hui les 185 000 e. Après avoir flirté avec les 200 000 e fin octobre !

Une flambée confirmée par la préfecture de police de Paris et qui s'explique par le peu de vendeurs au vu du nombre d'acheteurs potentiels. « Tous les trimestres, 800 candidats passent l'examen pour devenir chauffeurs. Or, il n'y a pas assez de places, explique Thierry Savary, président de la Fédération des taxis indépendants d'Ile-de-France. Et en cours d'année, voyant les prix augmenter, les chauffeurs ont décidé d'attendre pour vendre. Cela a créé une petite bulle. » Jusqu'à ce que les banques arrêtent de suivre, bien qu'elles continuent de consentir des prêts sur dix ans quand l'apport de base est supérieur à 40 000 e. « Mais on connaît certains chauffeurs qui doivent rembourser 2 500 e par mois. C'est insensé », assure-t-on à la Mutuelle des artisans taxis.

La semaine prochaine, deux cents licences gratuites supplémentaires seront disponibles. Mais ceux qui y auront accès sont inscrits depuis seize à dix-huit ans sur des listes d'attente en préfecture. Pour amoindrir les spéculations, ils n'ont toutefois pas le droit de revendre leur licence avant quinze ans. Pour les autres, il faut payer. « Et soit on devient artisan, soit on craque très vite, explique Alain Estival, président de la Fédération nationale des artisans taxis. Les salariés et les locataires ne s'en sortent pas. »

L'idée d'être à son compte séduit particulièrement les chômeurs. « Parmi ceux qui veulent devenir taxis, personne ne sort de la fonction publique, explique Alain Estival. Ce sont des gens qui subissent la crise économique. » Et dont le parcours professionnel antérieur importe peu. A la Mutuelle des artisans taxis, on ajoute que le fait de « devenir indépendant sans avoir à monter une société » séduit, sans que les chauffeurs se rendent forcément compte des risques encourus. « Dans deux ou trois ans, on risque d'en voir beaucoup dans nos bureaux qui auront déposé le bilan. »

Michaël Hajdenberg (20 minutes)

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Mercredi 13 décembre 2006

A un an des élections municipales, Bertrand Delanoë a émis lundi au Conseil de Paris le souhait que la gestion des taxis parisiens relève en 2007 de la Mairie et non plus de la préfecture de police. Sous-entendu, si les Parisiens et les touristes rencontrent actuellement des difficultés pour trouver un taxi, c'est la faute de la préfecture. Le maire estime notamment qu'elle ne délivre pas assez de nouvelles licences. Paris compte aujourd'hui 15 600 taxis, soit 600 de plus qu'en 2002. Mais il en manque encore 2 000 à Paris, estime Jean-Bernard Bros (PRG), son adjoint chargé du Tourisme. A ses yeux, le transfert de compétences permettrait donc de mieux satisfaire la demande.

De son côté, l'opposition dénonce une demande purement « électoraliste ». Philippe Goujon, du groupe UMP au Conseil de Paris, estime même qu'il serait plus « cohérent » que les taxis soient placés sous la tutelle du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), étant donné qu'ils chargent aussi bien des clients dans Paris intra-muros que dans soixante-dix-neuf communes de la banlieue.

En réalité, le problème semble se situer davantage au niveau de l'organisation du système des taxis. Selon Bertrand Casagrande, de la Chambre syndicale des artisans du taxi parisiens, « un chauffeur réalise aujourd'hui quinze courses en moyenne par jour, contre vingt-cinq il y a quelques années ». Non pas parce que les taxis sont trop peu nombreux dans la capitale, mais à cause des embouteillages quotidiens, notamment entre l'aéroport de Roissy et la capitale. Le syndicat pointe aussi du doigt le nombre insuffisant de stations de taxis, qui relève justement de la responsabilité de la Mairie. En somme, compétente ou non en la matière, la municipalité disposerait déjà de leviers pour améliorer la qualité de l'offre dans Paris.

Laure de Charette (20 minutes)

NDLR : 3 idées simples ....

- Les taxis devraient tous être d'une même couleur,

- Le prix de la licence devrait être accessible au plus grand nombre, donc très modeste, il ne devrait pas y avoir de numerus clausus comme pour les professions protégées (Notaires, Pharmaciens ...), limiter le nombre de taxis n'a pas de sens !

- Il faut enfin recréer des stations dans les quartiers non touristiques, de nombreuses stations ont été supprimées depuis 2001.

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Vendredi 27 octobre 2006

Communiqué de presse de la mairie de Paris, 26/10/06 :

Le maire de Paris a réuni, lundi 23 octobre, à l’Hôtel de Ville, l’ensemble des organisations professionnelles de taxis, en présence de la Préfecture de Police, qui assure la tutelle de cette profession.

 Il a rappelé son attachement au développement des taxis parisiens, mode de transport alternatif à la voiture individuelle, et a dressé le bilan encourageant des actions engagées depuis 2001 : 60 km de couloirs de bus-taxis aménagés– une réforme tarifaire qui a permis d’augmenter de 7 % en moyenne la présence des taxis dans Paris aux heures de pointe – une hausse progressive du nombre de licences (+ 600 depuis 2002) qui permet en 2006 d’avoir 15 500 taxis parisiens.

 Cependant, le maire a souligné l’insatisfaction des Parisiens et des visiteurs de Paris devant une offre considérée comme insuffisante aux heures de pointe et en particulier en soirée.

 Pour remédier à cette situation, le maire de Paris s’est engagé, pour le 1er semestre de l’année 2007, à : 

 - revoir le nombre de places et l’implantation des stations de taxis dans Paris afin que celles-ci soient situées dans les secteurs en forte demande, et plus visibles des parisiens

- mettre en place un numéro unique d’appel des bornes taxis

- étudier la création d’une prime financière versée aux chauffeurs pour les inciter à davantage travailler aux heures où les usagers en ont besoin.

 Par ailleurs, le maire souhaite que l’Etat et la PP s’engagent à :

 - rétablir les « suppléments gare » pour renforcer l’offre de taxis dans les gares

- faire appliquer les dispositions de service liées aux nouvelles licences (à savoir début de service entre 15 et 17heures et fin de service entre 2 et 4 heures du matin) pour renforcer l’offre de taxis en fin de journée et en soirée

- étudier un renforcement de l’offre de taxis par une augmentation négociée du nombre de voitures en doublage (utilisation d’une même voiture par plusieurs chauffeurs),

- étudier toutes les possibilités permettant de faciliter l’accès de Paris depuis Roissy pour les taxis, par exemple par l’utilisation, à certaines heures de la journée, de la bande d’arrêt d’urgence de l’Autoroute A1, et cela dans le respect total des conditions de sécurité.

http://www.paris.fr/portail/accueil/Portal.lut?page_id=6524&document_type_id=7&document_id=24221&portlet_id=14785

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Citations ...

Yves CONTASSOT "Nous allons faire vivre l'enfer aux automobilistes"

René DUTREY - Prdt du groupe Les Verts au conseil de Paris, 1 er adjoint au maire du 14e - " Bertrand DELANOE est décidément le plus écolo des socialistes"

Jérôme COUMET - 1 er adjoint au maire du 13e - "En aucune façon la Mairie du 13e n'est favorable à la réduction du nombre de places (de stationnement) ! "

Serge BLISKO - Député et maire du 13ème - A propos de la Rue de la Santé : "Nous avons fait une bêtise"

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