Samedi 19 mai 2007

Si vous adorez circuler dans Paris depuis 2001, vous ne serez pas déçu en 2008 !

Florilège des mesures sur la circulation que contient le programme de Denis Baupin, le candidat des Verts pour les élections municipales à Paris en 2008. En 2008 aussi, votez utile...



Interdictions...

Si vous adorez circuler dans Paris depuis 2001, vous ne serez pas déçu en 2008 !

 
• Interdire les véhicules les plus polluants et les plus bruyants dans Paris : 4x4, voitures, motos et camions les plus polluants, véhicules publicitaires...
• Rendre les voies sur berges de la Seine piétonnes, en vue de reconquérir ce site inscrit au
patrimoine mondial de l'UNESCO et limiter la circulation sur les quais hauts.
• Achever de supprimer les axes rouges et les requalifier en boulevards urbains.
• Supprimer la circulation de transit dans le centre, limiter la circulation sur les boulevards de Sébastopol, fermer les tunnels des Halles à la circulation de transit, piétonniser la rue de Rivoli.
• Suppression de certaines places de stationnement sur la voirie pour des besoins d'aménagements (trottoirs, pistes cyclables, couloirs de bus…).
• Poursuivre le programme «quartier vert» dans Paris : généraliser les plans de circulation supprimant les trafics de transit, créer des rues piétonnes.
• Piétonisation des berges Rive droite et Rive gauche avant 2010.
• Interdire les véhicules deux-roues les plus polluants et les plus bruyants dans tout Paris.
• Maintenir, notamment pour raison de sécurité, l'interdiction de circulation dans les couloirs de bus et sur les pistes cyclables.
• Réserver sur l'espace public un nombre significatif de places pour les véhicules en auto-partage ou libre-service, en lieu et place du stationnement actuel.
 

Restrictions...

Si vous adorez circuler dans Paris depuis 2001, vous ne serez pas déçu en 2008 !

 
• Limiter à 30 Km/h la vitesse sur toutes les voies parisiennes (soit environ 90%) qui ne figurent pas au réseau principal de voirie du PDUIF.
• Limiter à 50 Km/h la vitesse sur le quai de Bercy et le quai de la Râpée et requalifier ces deux voies en boulevards urbains.

• Aménager sur le boulevard périphérique (et sur les autoroutes d'Ile de France) une voie réservée aux voitures avec 3 personnes au minimum, aux taxis et aux «véhicules propres».
• Fixer un objectif de réduction du taux de motorisation des ménages parisiens pour atteindre un taux de motorisation de 35% maximum en 2020.
• Aide financière à l'abandon de véhicule motorisé (1 an d'abonnement aux transports collectifs ou don d'un vélo).
• Supprimer toute obligation de construction de parking sous les immeubles de bureau
• Fixer un plafond de 1 place maximum par logement, pour toute construction neuve
• Limiter strictement le stationnement de surface et verbaliser systématiquement le stationnement illicite avec la mise en place de moyens adaptés (enlèvement, sabots)
• Action contre les grands projets de parking en respectant à la lettre l'affectation des sols par le PLU et en demandant aux élus de refuser systématiquement les permis de construire pour les parkings.
• Verbaliser et enlever les motos stationnées sur les trottoirs
• Stationnement payant pour les motos
• Casser le transit et baisse de l'afflux de véhicules qui rentrent dans Paris, notamment pour résoudre les problèmes de trafic dans le 12ème arrondissement où l'autoroute pénètre dans Paris.
 

Taxations...

Si vous adorez circuler dans Paris depuis 2001, vous ne serez pas déçu en 2008 !

 
• Doter chaque véhicule d'une carte CO2 dotée d'un maximum mensuel et débité à chaque utilisation selon les heures, quartiers, etc.
• Appliquer le principe de « pollueur-payeur »; les automobilistes et les organismes qui encouragent l'utilisation de la voiture individuelle doivent participer au financement des transports collectifs au travers de taxes ou de péages (création de taxe sur les places de stationnement gratuites au lieu de travail).
• Autoroutes payantes en Ile-de-France.
• Mieux exploiter les parkings souterrains existants (publics et privés) en privilégiant le stationnement pour les riverains (réduction des tarifs d'abonnement).
• instauration d'un corps d'agents municipaux chargés du contrôle du stationnement payant. L'objectif est d'inverser la tendance pour ne plus avoir 70% de fraudeurs, mais 70% de bons payeurs.
• Augmenter et appliquer le montant des amendes au niveau moyen des autres grandes villes européennes pour réduire la fraude et le stationnement illicite.
• Affecter prioritairement le produit des amendes et du stationnement au soutien aux transports en commun.
• Augmentation du prix du stationnement résidentiel. Aujourd'hui, celui-ci est à peu près à 10 euros par mois.
 

Equitation !

• Créer un réseau équestre dans Paris.
 

 

Dessin de Franck Resplandy (DR)

Dessin de Franck Resplandy (DR)
par L'équipe de rédaction publié dans : Tribunes libres
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Lundi 1 janvier 2007

 

Edito

L’euphorie qui accompagne chaque nouvelle année offre aux citoyens de nouveaux espoirs, malheureusement, force est de constater qu’à l’heure des bilans, les désillusions sont trop souvent à la hauteur des attentes.

L’année 2007 sera particulière car c’est la première année de deux années électorales. Et là, les choses vont peut-être changer. Les sortants chercheront à démontrer les bienfaits de leurs actions tout en se positionnant sur des sujets d’avenir. Ils chercheront à étoffer leur programme en piochant des idées nouvelles dans la société civile et finiront leur mandat en recouvrant d’un joli vernis leur bilan.

Mais ne nous trompons pas, plus de la lettre c’est l’esprit d’une action qu’il convient d’analyser.

 

Dans ce blog, nous avons dénoncé au niveau de Paris, le dogmatisme de la politique municipale actuelle. Certes, les élus de la majorité municipale sont pour la plupart honnêtes et animés de bonnes intentions, mais ils ont apporté leur soutien à une politique dogmatique dont nous connaissons les effets néfastes sur les déplacements.

Pour continuer à contribuer à cette réflexion préélectorale, les articles de 2007 mettront l’accent sur les solutions à apporter et tenteront de rassembler les idées nouvelles de toutes provenances. Il est aussi intéressant d’élargir notre réflexion à l’écologie de proximité, c’est pourquoi le nom du blog devient « les déplacements, la circulation et l’écologie ».

Je vous souhaite à tous et à toutes, une très bonne année 2007,

 

Hervé CORLAY

par L'équipe de rédaction publié dans : Tribunes libres
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Dimanche 31 décembre 2006

 

Merci aux 1 486 visiteurs uniques venus sur ce blog depuis sa création ! 

Merci pour l'intérêt que vous avez porté aux articles !

Merci pour vos contributions, et

rendez-vous en 2007 pour de nouvelles aventures !

Voici les statistiques du blog arrêtées à hier soir (statistiques effectuées par over-blog) :

Date de création : 2006-10-01 19:11:42
5 948 pages vues au total
1 486 visiteurs uniques
Journée record : 28/12/06 (222 pages vues)
Mois record : 11/06 (2 790 pages vues)

 

par L'équipe de rédaction publié dans : Tribunes libres
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Samedi 25 novembre 2006

 

 Laurence DOUVIN est Conseiller de Paris, Membre du Conseil Economique et Social et spécialiste des questions liées "au transport et aux déplacements" à la Fédération UMP de Paris.

 

Coup de projecteur …

 

On se rappelle les premiers hauts faits du Maire de Paris en matière de circulation : nous rentrions de vacances à la fin du mois d’août 2001 et nous avons retrouvé la rue de Rivoli tronçonnée en deux parties inégales séparées par un muret, décoré de bacs avec des bambous : les fameux couloirs de bus XXL étaient nés, affublés des non moins célèbres bambous de M. CONTASSOT.

Les bambous sont morts depuis longtemps mais pas l’ardeur du Maire de Paris à réfréner la circulation.

 

Premier exemple : la réalisation sur une dizaine de lignes de bus dits Mobilien de couloirs élargis à 4,50 mètres pour permettre aux bus d’y dépasser les quelque vélos supposés y rouler, des couloirs d’ailleurs trop souvent  vides de bus, pendant que la circulation générale c'est-à-dire voitures, camionnettes, véhicules de livraison de marchandises, bus touristiques et deux roues motorisées sont entassés sur une ou au maximum deux files restantes. Ces travaux représentent une somme d’argent investie énorme ; tout a été misé par le Maire de Paris sur le développement des bus. Pas de chance leur fréquentation a baissé de près de 5% alors que celle du métro qui transportait déjà la grande majorité des voyageurs, a monté dans le même temps de 8%. Pas de chance non plus le temps gagné par les bus dans les couloirs est la plupart du temps reperdu aux carrefours en raison des encombrements. Premier contresens.

Second exemple: Un découpage de la voirie facteur d’accidents. Qui s’y retrouve ? Tout avait commencé en 2002 avec, dans le haut de l’avenue Kléber vers l’Etoile, la mise en place d’un couloir élargi sur une courte longueur, défigurant complètement l’avenue. Pour quel bénéfice ? On ne le sait pas mais en ce qui concerne les accidents imputables à une répartition de l’espace public totalement illogique on sait, les riverains en sont les spectateurs.

Mais ce n’était qu’un début. De grands progrès ont été accomplis ensuite bd du Montparnasse  avec le double couloir bus central mais tout cela n’était rien à côté du bd St Marcel, champion toutes catégories, déjà refait à grands frais, mais sans aucune amélioration, où malheureusement des accidents graves ont eu lieu avec là aussi un  double couloir de bus qui passe du centre, au côté ce qui fait que les piétons ne savent plus où regarder. Le découpage est tellement absurde que la Mairie de Paris a placé des panneaux jaunes qui expliquent aux automobilistes où rouler. Malheureusement ils sont tellement denses qu’on en a à peine lu la moitié qu’il faut démarrer sans savoir en toute bonne foi où se diriger..

Ce partage dogmatique de la voirie parisienne a un autre effet ; la montée de l’exaspération et de l’intolérance. Au lieu du respect de l’art de vivre ensemble et du partage de l’espace, on a maintenant une addition de « j’ai droit à « et à une montée de l’agressivité de toutes les catégories concernées. Second contresens.

 

Troisième exemple : les espaces civilisés et les entrées de Paris. Paris est maintenant une ville destinée à vivre repliée sur elle-même. Les grands axes et les voies pénétrantes sont réduits à de petits filets  pendant que la circulation est à l’arrêt, la pollution au maximum, et les reports se faisant sur des voies avoisinantes qui ne sont pas conçues pour cela, ce qui provoque des klaxons incessants et a transformé des rues calmes en enfer, pour les automobilistes, certes, mais aussi pour les riverains qui eux n’y sont pour rien et connaissent leur malheur

A un moment où le Maire de Paris justifie le report de l’examen du Plan de Déplacements de Paris  par l’organisation d’une conférence métropolitaine avec les communes avoisinantes, il est instructif de constater que ses actes vont dans une toute autre direction. Troisième contresens.

 

Dernier exemple (parmi beaucoup d’autres) : la suppression du stationnement de surface. Là l’argumentaire de la municipalité atteint des sommets d’hypocrisie. Certes, le tarif résident a bien baissé. Tant mieux pour les résidents. Mais le vrai problème est qu’il n’y a plus de places pour stationner en surface. Le nombre de places supprimées s’élève à plusieurs milliers pour des causes qui s’additionnent : pistes cyclables, aménagements bus, quartiers verts, places transport de fonds, places pour les personnes à mobilité réduite, et mise aux normes pompiers. Et le processus va s’accélérer dans l’avenir.

Les déplacements liés à la recherche d’une place de stationnement compteraient pour plus de 20% de la circulation. Tout ceci pourrait être compensé par une extension du stationnement souterrain. Non, les parcs de stationnement étant des aspirateurs à voiture dans l’esprit du Maire,il n’en construit pas ou presque. Tant pis pour les riverains, et encore plus pour les visiteurs ou les acheteurs potentiels qui sont priés de faire leurs achats à pied ou à vélo.

Le Paris commerçant souffre : les commerces se plaignent d’une baisse substantielle de leur chiffre d’affaire, certains ferment, la nature des commerces change, les commerces de proximité disparaissent.

Les actifs ne peuvent plus assurer leurs rendez vous. La perte économique s’amplifie. Le Maire de Paris  est sourd à ces réalités. Quatrième contresens.

 

Alors que faire ?

Tous nous souhaitons moins de voitures, mieux de voitures. C'est-à-dire que nous voulons une vraie efficacité contre la pollution, générée par une augmentation des transports collectifs lourds qui desservent la grande et la moyenne couronne et non une série de mesures autoritaires contre les ménages parisiens qui ne sont que 46% à posséder un véhicule. 

 

 

 

Certes, nous avons tous individuellement un effort à faire pour changer nos habitudes en faveur de la marche ou des transports collectifs mais qui ne comprend que les encombrements générés par le Maire de Paris ne permettent pas à la pollution de diminuer ?

par L'équipe de rédaction publié dans : Tribunes libres
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Dimanche 22 octobre 2006
La diminution de la circulation automobile est un objectif louable en soi : pollution, bruit, danger, etc. Je crois qu'on ne trouverait pas aujourd'hui une majorité de parisiens pour blâmer la mairie sur le principe, ni même, et c'est là la difficulté, pour regretter ce qu'elle a fait depuis 4 ans quelle que soit la gêne occasionnée. Il faut dire que Paris était très en retard et que beaucoup de parisiens dont je suis se rendent compte qu'ils peuvent très bien se passer de leur voiture dans Paris.
Il convient donc d'être prudent et de faire porter la critique non sur la politique anti-voiture mais sur les moyens et leurs conséquences.
 
Le premier constat est que, si la dissuasion joue certainement déjà un peu, c'est à un coût très élevé sur le plan économique et dont on va vite se rendre compte : aucune politique de stationnement d'envergure n'a été mise en place, soit à proximité, soit près des transports collectifs. Il s'ensuit une réduction sensible de la fréquentation commerciale et une situation dont on va s'apercevoir qu'elle appauvrit dramatiquement un quartier comme Montparnasse qui souffre de la baisse de clientèle des cinémas et restaurants, où des commerces ferment et des sociétés s'en vont.
La seule réponse serait la construction de grands parkings à bon marché. Je parle de parkings de 3 000 ou 4 000 places comme on en voit couramment dans les autres grandes villes, où le samedi, les centres entièrement piétonniers sont noirs de monde. Car il ne faut pas non plus croire les commerçants souvent rois de l'immobilisme.
 
Deuxième constat : non seulement ceux qui roulaient en voiture sont découragés de venir faute de trouver des parcs de stationnement, mais ceux qui prenaient déjà les transports en commun n'ont guères de raison de se féliciter, car les mesures prises n'améliorent en rien leurs conditions de vie : pas d'augmentation de la cadence des dessertes (cf. la ligne 6 en particulier), presque pas de travaux d'infrastructure. Dieu sait pourtant combien le métro est fatigant et mal adapté aux handicapés, aux mamans avec enfants, à ceux qui portent des bagages : rares escaliers roulants, correspondances conçues il y a 60 ou 80 ans, etc.
C'est pour tous ceux-là, et pour tous ceux dont on souhaite qu'ils abandonnent leur voiture, qu'une véritable politique de déplacement à Paris devrait inclure des financements mis à la disposition de la RATP pour réaliser tout ce genre de travaux qui faciliteraient la vie de tous les jours, y compris les jours de course.
 
Enfin troisième constat : l'apparition de nouvelles nuisances, la principale à mon avis étant la multiplication des deux roues motorisés qui font énormément de bruit, stationnent sur les trottoirs, se faufilent partout sans respecter aucune règle de circulation ni de bonne conduite tout court.
J'ignore ce qu'on peut faire à cet égard, mais leur présence croissante rend les déplacements plus dangereux et la vie dans la ville encore moins civilisée qu'avant.
 
Je crois qu'avec tout cela, on devrait pouvoir élaborer un bon programme pour la prochaine mandature, sans revenir à la politique tout-voiture précédente que les parisiens n'ont pas vraiment de raison de préférer à celle pratiquée par la municipalité actuelle.
par L'équipe de rédaction publié dans : Tribunes libres
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  • : Déplacements
  • deplacements
  • : Société
  • : Parce que la politique des déplacements est aussi l'affaire des citoyens, ce blog est là pour vous donner la parole et apporter des solutions innovantes et non idéologiques sur les déplacements et la circulation dans le 13e et le 14e arr. à PARIS.
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Citations ...

Yves CONTASSOT "Nous allons faire vivre l'enfer aux automobilistes"

René DUTREY - Prdt du groupe Les Verts au conseil de Paris, 1 er adjoint au maire du 14e - " Bertrand DELANOE est décidément le plus écolo des socialistes"

Jérôme COUMET - 1 er adjoint au maire du 13e - "En aucune façon la Mairie du 13e n'est favorable à la réduction du nombre de places (de stationnement) ! "

Serge BLISKO - Député et maire du 13ème - A propos de la Rue de la Santé : "Nous avons fait une bêtise"

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