Quelques éléments de réflexion sur le vélo en milieu urbain
La mairie de Paris tente actuellement de faire aboutir son projet de vélos en libre service. Elle a fait le choix comme à Lyon de lier le marché des panneaux publicitaires à la création de ce service, afin d'en masquer ... le vrai coût.
L'annulation au tribunal de l'appel d'offre par JC Decaux nous conduit à penser que le chemin suivi par la mairie n'est pas le bon. En effet, d'une part, seules les sociétés spécialisées dans le mobilier urbain et la publicité peuvent répondre à l'appel d'offre : Sont de facto par exemple exclues, les sociétés uniquement spécialisées dans la gestion de parcs de bicyclettes.
D'autre part, il est regretable d'oublier que le vélo est un maillon d'une chaîne de mobilité, et qu'il faut aborder la question du vélo avec la question globale des déplacements urbains. Il aurait donc été judicieux que se soit la Ratp qui puisse proposer ce service. Ainsi, la carte Navigo aurait été le passeport unique pour le bus, le métro, le tram, le Rer et le vélo.
Rappelons qu'il faut éviter de mettre des bâtons dans les roues du cycliste. Celui-ci doit facilement pouvoir se transformer en piéton ou emprunter les transports en commun. Il aurait aussi été interressant d'imaginer l'usage en libre service de deux roues électriques pour le plus grand confort des Parisiens à mobilité plus difficile.
Pour que cette continuité soit également spatiale, la fluidité d'un déplacement en vélo impose un réseau continu de pistes cyclables, de parcs de stationnement sécurisés à différentes échelles, et de connexions avec les parkings et les plate-formes de transports urbains et interurbains.
Enfin, les aménagements doivent être de qualité c'est à dire apporter une totale sécurité aux cyclistes sans apparaître comme une contrainte pour les autres usagers de la chaussée ou des trottoirs.