Budget 2007 de la capitale : Des investissements en recul pour mieux maitriser la hausse de la dette. Les dépenses pour les "transports" progressent.

Publié le par L'équipe de rédaction

Le budget 2007 de Paris sera « tonique et maîtrisé », selon Christian Sautter, l'adjoint socialiste aux finances, qui a présenté hier les grandes lignes du projet débattu la semaine prochaine. L'enveloppe s'élève à 6,7 milliards d'euros, dont 1,4 milliard pour les investissements qui sont en baisse de 8,9 %, ce qui permet de limiter le recours à l'emprunt à 671 millions d'euros, soit un endettement de 1,54 milliard. Une nouvelle fois, les dépenses sociales (APA, RMI) seront au coeur des priorités, avec une hausse de 7,2 % (2,1 milliards), ce qui place la capitale « en tête des grandes villes françaises pour les dépenses sociales par habitant » selon son responsable. Pour la première fois depuis le début de la mandature, Paris a enregistré sur neuf mois une baisse du nombre de RMIstes (moins 1.200) et l'adjoint du maire y voit les résultats de la politique en faveur de leur réinsertion qui a permis cette année le retour à l'emploi de 5.500 allocataires, avec un objectif de 7.500 en 2007.

Taux de fiscalité stables

En matière de transport, la municipalité met le pied sur l'accélérateur : sa subvention au Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF) va augmenter de 40 % (312 millions), dont les trois quarts seront consacrés à la petite et grande couronne. En plus du fonctionnement du tramway mis en circulation le 16 décembre, les crédits pour la capitale seront consacrés à une hausse de l'offre de bus, et à la mise en place du ticket H, valable 1 heure 30, mais dont la mise en oeuvre s'avère compliquée, car il ne sera utilisable dans un premier temps que pour changer de bus ou aller d'un bus au tramway. Le logement social figure aussi parmi les principaux postes (445 millions, +10,7 %), avec la volonté d'en réaliser 4.000 en 2007. Enfin, 12 crèches vont ouvrir l'an prochain, ce qui portera à 5.200 le nombre de places créées depuis 2001.

Côté financement, l'équipe de Bertrand Delanoë peut une nouvelle fois compter sur les droits de mutation, assis sur la dynamique du marché immobilier. Le budget se fonde sur une hypothèse prudente de 750 millions alors que 850 millions devraient entrer dans les caisses cette année. Cela permet au maire de conserver des taux de fiscalité stables, avant sans doute une hausse sous la prochaine mandature. Le produit de la taxe professionnelle a progressé de 1,3 % grâce notamment à l'implantation de 115.000 entreprises. Au titre des recettes complémentaires, la hausse des redevances se poursuit, passant de 1 à 7,5 millions pour les hippodromes et de 5 à 8,5 millions pour la tour Eiffel. Alors que les dotations de l'Etat restent stables (+ 0,2 %), la Ville réclame toujours « un dû » de 250 millions, notamment au titre de la compensation du RMI. Les dépenses de personnel vont progresser de 2,8 %, afin de faire fonctionner les nouveaux équipements. Les autres services devront faire face à des redéploiements de postes.

DOMINIQUE CHAPUIS (Les Echos)
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